La fin d’une liaison, Graham Greene

Deux ans après leur séparation inexpliquée, le narrateur croise par hasard son ancienne maîtresse Sarah. Il la fait suivre par un détective pour essayer de comprendre pourquoi elle l’a quitté, pourquoi elle se refuse à lui, quel amant elle voit en secret. Il se rend compte alors que son rival, c’est Dieu en personne! Pendant les bombardements de Londres, il a été tué par une bombe. Sarah a prié et fait le serment de cesser leur liaison s’il était sauvé. Et là, miracle, il a ressuscité.
Malgré ses tentatives pour ne pas croire, elle se résout à accepter la présence divine que trop de signes attestent. Le narrateur lui même refuse de croire mais il y est presque forcé par les événements autour de lui. Son ultime réplique : “Qui que vous soyez, laissez-moi tranquille, ne me tourmentez plus!”

Magnifique livre touché par la grâce, d’où a été tiré un très beau film. J’ai aimé la légereté, la justesse, la grâce mais aussi l’humanité des personnages.

21 octobre 2006

Wilt 1, Tom Sharpe

Il est très difficile de raconter ce roman comique. Disons seulement que chaque jour, quand il promène son chien, Wilt imagine une nouvelle manière de tuer sa femme. On peut ajouter qu’une poupée gonflable sera ensevelie sous une chape de béton et que la police mobilisera beaucoup de ressources et d’argent pour l’en extraire en vue d’une autopsie…

Pas la peine d’en raconter plus, j’ai adoré ce livre désopilant qui me faisait rire tout seul dans le bus sous les regards surpris et légèrement désapprobateurs des autres passagers. Excellent livre loufoque, parfois un peu cynique. Des perles, des réparties à profusion! A noter quand même que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman, le début ne m’a pas tellement amusé - heureusement que j’ai persévéré, la suite en vaut la peine!

25 février 2006

Jeu de société, David Lodge

Dans le cadre de l’année de l’industrie en 1988, une professeur de littérature féministe passe un jour par semaine dans une usine et suit ce que fait le directeur.

J’ai été déçu par ce livre qui aurait dû être comique. La rencontre entre ces deux personnages que tout oppose n’est malheureusement pas très marrante à la différence de changement de décor. Lodge insiste plutôt sur la situation désastreuse de l’université anglaise à cause des restrictions budgétaires thatchériennes et le roman se conclut par un improbable deus ex machina. A noter que je suis passé à côté de la parodie du roman victorien à la Dickens ou Elizabeth Gaskell voulue par l’auteur.

22 février 2006