Fixés sous verre, Caroline Pascal

Dans cette famille bourgeoise versaillaise la grand mère vient de mourir. Toute la famille se réunit pour l’enterrement. Au delà des apparences et malgré les bonnes manières, l’hostilité entre les enfants ne tarde pas à se révéler au moment du partage des meubles : jalousies, mesquineries, secrets de famille, rancœurs. L’ambiance devient proprement étouffante entre Bernard, le fils aîné falot, Michel, le cadet préféré de sa mère - si différent des autres - et enfin Odile, la fille restée célibataire.

Ce roman psychologique a l’allure d’une pièce de théâtre. La règle des trois unités est respectée : l’action se déroule au cours d’une journée, dans la maison familiale et tous les événements sont liés : enterrement, repas de famille, partage et dîner en comité restreint. J’ai bien aimé cette description d’une certaine société versaillaise traditionnelle : riche bourgeoisie à cheval sur l’étiquette (on se marie chez le garçon), familles nombreuses, admiration de la particule,… Par contre, je trouve que le roman tourne un peu en rond et se répète. Il manque un peu de profondeur.

3 avril 2008