Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

En l’an 500 après Ford, les hommes ont trouvé la recette du bonheur. Chacun est à sa place dans la société ; les alpha dirigent tandis que les epsilon obéissent. Tout baigne dans une harmonie parfaite grâce à un conditionnement très fort depuis l’enfance. Même la mort est domestiquée : grâce à une accoutumance dès le plus jeune âge, la peur de la mort a disparu. Pour les moments de doute ou de déprime, la pillule du bonheur est là. Vraiment, on vit dans le meilleur des mondes. Un “sauvage” bousculera l’ordre établi et par son sacrifice rédempteur essaiera de réveiller les consciences.

Vision prophétique d’un monde totalitaire “parfait”. La liberté a disparu, le doute a disparu, chacun est à sa place dans la société et vit “heureux”. Nous n’en sommes pas si loin dans notre société de consommation où le bonheur des masses est assuré par la télévision.

3 juin 2006

Vivre à quoi ça sert?, Sœur Emmanuelle

Ce premier jour du Carême est particulièrement approprié pour une petite chronique de ce livre. Soeur Emmanuelle, une vieille religieuse raconte sa vie, sa vocation, sa foi, ses doutes parfois. Elle délivre un message essentiel à l’homme moderne : l’homme est par nature attiré par les besoins et les plaisirs superficiels. qui disparaissent à sa mort : sport, drogue, plaisir de posséder mais aussi soif de connaissance… Mais le seul vrai sens de la vie, l’essentiel, ce qui reste après nous, c’est l’amour du prochain.

Livre magnifique, très profond de Soeur Emmanuelle qui ne cache pas ses propres faiblesses parfois. Le parcours de sa vie aidée par Pascal est une vraie leçon et un exemple.

1 mars 2006

Thérapie, David Lodge

Lawrence Passmore, dit Tubbie, est un scénariste de télé déprimé, névrosé avec un mal au genou chronique. Sa femme le quitte, ses aventures sexuelles sont un fiasco. Il s’identifie à Søren Kierkegaard et sombre de plus en plus dans la dépression. Un voyage à Saint Jacques de Compostelle avec son premier amour sera rédempteur…

J’ai beaucoup aimé ce roman de Lodge. Quelques scènes désopilantes (moniteur de tennis, voyages à L.A., à Copenhague, Tenerife) mais surtout un livre très prenant et finalement assez triste. Une fin très belle et très émouvante! Belle peinture du milieu de la télévision où règnent l’argent et l’inculture et, thème récurrent chez Lodge, une critique des familles catholiques anglaises conservatrices dans les années 1950.

12 février 2006